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Nous Marais, Nous Bruyères

Durant 4 mois (janvier 2024 à Juin 2024), un processus de récolte et de restitution s’est engagé dans le village de Solre sur Sambre en Wallonie, Belgique. Une propension nostalgique au passé dominait la mémoire collective, sans pour autant permettre la possibilité, chère à Walter Benjamin, d’en user comme d’un « détour utopique ». Le passé mort habitait le présent sans le revivifier, séparé et coupé de toute possibilité d’envisager l’avenir. Un sentiment d’abandon
inhérent à la fermeture des cafés et lieux collectifs, la disparition du dernier commerce du village, la déploration du suicide d’adolescents happés dans le numérique engageaient des liens de cause à effet, affirmant un besoin sécuritaire aux relans racistes : si nous ne sommes plus « chez nous »,  forcément un autre, « l’étranger », y a pris la place. « Nous Marais, Nous Bruyères », via la mise en place d’un laboratoire formel (Agit Prop, Théâtre Épique, Réparation Représentationnelle et Cortège) met au centre la blessure de la perte d’un « chez nous » mais propose plutôt pour ennemi commun la modernité capitaliste.

Dès lors, la tentative s’emploie à créer des dispositifs aptes à inverser la dialectique en déployant l’hypothèse que cette modernité opère via la transaction raciste des privilèges liés à la blanchité une soumission et un consentement hypnotique au projet capitaliste et impérialiste.

Interprètes :
Gérard Béchet
Maia Chauvier
Marie Coyard
Joel Jaroszewski
Anne Marie Loop
Benoît Randaxhe
Catherine Rans
Camille Renhard
Musicien : Tuur Florizone
Equipe Scénographique :
Aurore Leduc
Adeline Sebgo
Idrissa Sawadogo
Son (travail d’entretiens et son live)
Cyril Mossé

Catering :
Martine Beguin
Mise en scène, écriture générale et production Julie Jaroszewski.
Écriture collective menée par Milady Renoir et Julie Jaroszewski
Texte de la vagabonde Maïa Chauvier depuis les paroles recueillies.

Avec les femmes de Vie Féminine Erquelinnes et Diane Delafontaine ainsi qu’un groupe informel
d’hommes.

Une production La Baleine Noire ASBL avec l’aide de la FWB Un Futur pour la Culture et le
soutien de l’Entité d’Erquelinnes. Ce travail s’inscrit dans le cadre d’une bourse du FRart-FNRS
« Iconologie des Chassé.e.s de l’Histoire de Belgique/ Dialectique de l’Ensauvagement)

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