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Pratique de recherche 3 — Solre-Plage

Solre-Plage comme filtre : 1917-1938

Une semaine de résidence pour appréhender la tâche de raconter l’organisation d’une petite cellule communiste et paysanne, Solre-Plage, entre 1917 et 1938 en Wallonie depuis un phénomène historique d’ampleur : l’Internationale communiste dans la séquence circonscrite de 1917 à 1938.

Le choix de cette séquence est motivé par sa valeur heuristique : elle s’ouvre par la Première Guerre mondiale et porte en elle le moment de rupture avec le carcan théorique du marxisme orthodoxe de la IIe Internationale, marqué par l’eurocentrisme et l’évolutionnisme, et le décentrement de la théorie révolutionnaire vers les luttes de libération des peuples colonisés dans une perspective d’émancipation nationale.

Pour cette première résidence, nous nous sommes concentré·es sur la ligne coloniale liée aux thèses léninistes et à leur circulation dans l’Internationale communiste, avant les transformations de cette ligne liées à la stalinisation. Cette séquence historique et ses transformations ont ensuite été développées plus précisément dans Venger Lahaut : l’assassinat du président du PC belge, effet boomerang du colonialisme.1

Solre-Plage est le filtre.

Dès lors, comment inventer une langue et une théâtralité qui, sur base d’archives et de faits réels passés, garde la trace et le désir de ce qui aurait pu être possible et l’attise au présent ?

1. L’archive mise en jeu

Une femme parmi d'autres – Nouvelles de l'asbl Le Progrès
Felicie Mertens, militante de Solre Plage
Déportée, autrice des mémoires Une Femme Parmi Tant D’Autres

Le drapeau Rouge – 24 novembre 1932

Le laboratoire s’organisait depuis la mise à disposition d’archives ciblées : les mémoires de Félicie Mertens, communiste, militante de Solre-Plage, déportée en 1941 à Ravensbrück ; et un corpus d’articles ciblés tirés du Drapeau Rouge entre 1925 et 1935 puis de La Voix du Peuple à partir de 1936, notamment sur la question coloniale.

Dans Une femme parmi tant d’autres, Félicie Mertens décrit les débuts de l’organisation de Solre-Plage, les mobilisations du Front populaire à l’usine Empain à la frontière, sa déportation, l’organisation depuis la petite cellule et les visites de membres du Comité central du PCB au village, notamment Julien Lahaut.2

Des pratiques théâtrales de Solre-Plage, il ne reste que peu de traces : une affiche de théâtre dialectal en wallon, Fau l’twer (Il faut le tuer), et le témoignage écrit de Félicie Mertens. Mertens raconte notamment une vente de La Voix du Peuple dans la commune frontalière de Fontaine-Valmont. Lorsqu’elle tente d’expliquer à une habitante la nécessité de connaître les « luttes ouvrières », celle-ci comprend le mot « lutte » au sens littéral d’un combat entre personnes. Mertens écrit alors que « les mots ne veulent pas toujours dire la même chose pour tous » et qu’« il faut parler simplement pour être compris ».3

Elle rapporte ensuite qu’un militant surnommé « le grand Marc », futur responsable des Partisans armés de la région de Thudinie, inventa ce qu’elle nomme elle-même un « jeu de scène » pour expliquer « la solidarité dans l’action pour la défense des revendications ouvrières ». Plusieurs hommes sont liés avec une corde au milieu d’un cercle ; les autres, d’abord immobiles, interviennent et brisent la corde. Mertens conclut : « Ceci fut compris par tous. »4

Cette trace rencontrait les recherches de Philippe Ivernel sur l’agit-prop. Ivernel insiste sur les changements d’optique rapides et les interventions théâtrales constamment réajustées qu’impose l’accélération historique, avant de formuler : « C’est justement la mobilité, à son tour mobilisante, qui conditionne l’efficacité du théâtre d’agit-prop historique »5. La scène courte part d’une situation concrète vers la généralité, dans un « mouvement accéléré d’abstraction ».6

Ivernel rattache ensuite le théâtre d’intervention à l’eingreifendes Denken, la « pensée intervenante » dont se réclame Brecht. Le concept d’intervention accentue alors « l’aspect agissant de la dialectique », en liant au plus près connaissance des choses et transformation.7

Nous nous posions donc depuis la recherche, et après la première phase de Nous Marais Nous Bruyères, dans cette relation entre intervention, connaissance des choses et transformation.

2. Un protocole : en soi, pour moi, pour ça

Il fut demandé aux acteurices de s’emparer des articles du corpus afin d’en produire des propositions de plateau. Le protocole reprenait et déplaçait un exercice de René Hainaux développé par Jacques Delcuvellerie autour de trois opérations : « en soi », « pour moi », « pour ça ».8

L’en soi consistait à partir matériellement de l’archive : le mot, la phrase, sa syntaxe, son sens littéral, les faits relatés et son contexte documentaire. Il s’agissait d’abord d’établir ce que le document donnait effectivement à lire.

Le pour moi engageait l’acteurice dans ce que cette matière déclenchait depuis son expérience, ses associations, son imaginaire et ses contradictions. C’est également à cet endroit que s’exprimait la distance temporelle : travailler depuis 2025 une archive des années 1920 ou 1930 faisait entrer dans le travail le temps qui nous en séparait.

Le pour ça devenait le moment de la proposition théâtrale et de ses résolutions formelles : comment cette traversée de l’archive pouvait-elle produire une situation de plateau, une adresse, un rythme, un rapport entre corps, parole, espace et public ?

Les acteurices ne travaillaient pas sur une même archive. Les propositions provenaient d’articles différents appartenant au corpus et leur succession faisait apparaître des opérations de déplacement : contradiction, changement d’échelle, historicisation, déplacement du point de vue, confrontation des temporalités, espoir et désespoir.

La dialectique n’était dès lors pas envisagée comme une méthode extérieure appliquée à l’archive. Le travail cherchait à saisir les relations et les transformations dont le document était lui-même une trace. Le chantier se poursuivit dans le dispositif de la Petite École par l’étude de Bertell Ollman et la relecture de Brecht.9

Le temps qui nous séparait des archives cessait ainsi d’être extérieur à l’objet. Nous connaissions une partie de ce qui était advenu aux personnes, aux organisations et aux espoirs dont elles témoignaient ; elles ne le connaissaient pas encore. Tenter de nous relier à cette séquence historique faisait simultanément apparaître ce qui nous en séparait.

3. Solre-Plage comme filtre : changer d’échelle

C’est ici que la microhistoire nous offrait une méthode de recherche.

Solre-Plage ne devait être ni le prétexte d’une histoire locale du communisme, ni le lieu sur lequel projeter rétrospectivement une histoire globale. Il s’agissait de reconstruire depuis ce terrain circonscrit les relations historiques effectives par lesquelles celui-ci était déjà traversé.

L’enquête partait littéralement d’un morceau de terre : le Vinterre, lieu-dit issu d’une appellation cadastrale désignant des terres vaines, vagues et incultes ; à proximité, une ancienne carrière de chaux acquise en 1927 par les frères Grietens et constituée en coopérative, transformée en café politique, lieu de formation et de fête : Solre-Plage.10

Ancienne Carrière de Chaux achetée par les frères Grietens.

À partir de ce point minuscule, les fils tirés depuis les archives changeaient constamment l’échelle de l’enquête. Julius Navaux, cultivateur de Solre-sur-Sambre devenu membre du Comité central du PCB en 1936, conduisait vers la question agraire, l’organisation des travailleurs agricoles et l’alliance ouvriers-paysans. La presse communiste diffusée par la cellule ouvrait simultanément vers l’Internationale communiste et la question coloniale.11

Carlo Ginzburg, revenant sur la microhistoire à partir de Siegfried Kracauer, insiste sur la nécessité d’un « aller-retour continu entre macro- et microhistoire », comparable au passage entre gros plans et plans d’ensemble12. Il ne s’agit pas de retrouver dans le détail une reproduction miniature de la totalité : une recherche menée à petite échelle peut au contraire modifier la vision d’ensemble, et les conclusions obtenues à une échelle ne sont pas automatiquement transférables à une autre.

Solre-Plage devenait ce filtre. Partir d’un lieu-dit, d’une coopérative, d’une trajectoire individuelle ou d’un journal conduisait vers le PCB, l’Internationale communiste, la question paysanne et la question coloniale ; ce que ces changements d’échelle permettaient de comprendre transformait en retour la lecture de la petite cellule communiste et paysanne.

4. Le recul de la question coloniale : historiciser une contradiction

Les articles du Drapeau Rouge et de La Voix du Peuple avaient été distribués aux acteurices sans ordre chronologique. Il ne s’agissait donc pas de leur faire restituer une évolution préalablement établie.

Les articles des années 1920 et du début des années 1930 provoquèrent d’abord un étonnement : la véhémence avec laquelle s’y exprimait la ligne anticoloniale du mouvement communiste contrastait fortement avec ce que nous pouvions rétrospectivement associer à l’histoire du PCB. En remettant progressivement les pièces en relation, une transformation devenait perceptible. À partir de 1934, la question coloniale reculait à mesure que se recomposait la stratégie communiste autour de l’antifascisme puis du Front populaire.13

La guerre d’Espagne devenait un point décisif de ce déplacement. L’urgence de l’affrontement antifasciste tendait à reléguer au second plan une contradiction pourtant inscrite au commencement même du conflit : cette guerre européenne venait aussi d’Afrique. Le soulèvement militaire s’appuyait sur l’Armée d’Afrique stationnée dans le Maroc sous domination espagnole. Les travaux de Gustau Nerín permettaient de désigner cet angle mort colonial du récit de la guerre.14

Cette contradiction déplaçait notre enquête. Il ne suffisait plus de demander comment la question coloniale avait été pensée puis progressivement reléguée dans la presse communiste. Il fallait regarder ce que les rapports coloniaux faisaient à l’Europe elle-même : comment des forces, pratiques et dispositifs constitués dans les colonies pouvaient revenir agir au cœur des sociétés européennes.

Cette question débordait la séquence 1917-1938. Sa poursuite donna lieu à Venger Lahaut : l’assassinat du président du PC belge, effet boomerang du colonialisme, 15où l’enquête suivait les transformations de la question coloniale au sein du PCB jusqu’à l’après-guerre et les circulations entre anticommunisme, intérêts coloniaux et métropole. L’assassinat de Julien Lahaut en 1950 permettait d’interroger matériellement ce que pouvait signifier « chasser » de l’Histoire : réprimer, exclure, constituer en ennemi intérieur, jusqu’à l’élimination physique.

5. S’armer pour trouver les causes

La nostalgie devenait moins une explication qu’un fait à interroger. La question n’était plus seulement : pourquoi le communisme avait-il disparu de la mémoire du village ? Elle se déplaçait : qu’était-il arrivé au monde qui avait rendu Solre-Plage possible ?

À Solre, il serait pourtant inexact de dire que le communisme avait simplement disparu de la mémoire. Quelque chose en subsistait, mais était devenu largement tabou. Les souvenirs affectifs de Solre-Plage — le café, les fêtes, la piscine, les formes de sociabilité — continuaient à circuler, tandis que la conflictualité politique dont ce monde était issu devenait beaucoup plus difficile à transmettre.

Une partie de ce monde militant avait matériellement subi la clandestinité, la répression, la déportation et la mort. José Gotovitch relève jusque dans l’histoire de la politique coloniale du PCB la rupture produite par la guerre : la disparition dans les camps de militants qui s’étaient investis dans cette question contribue, écrit-il, à la « page blanche » de la période clandestine.16

Mais la disparition de ce monde ne pouvait être pensée seulement comme le résultat de sa répression. Il s’était également transformé.

Cette transformation apparaissait jusque dans le rapport du PCB à l’empire. Gotovitch situe en 1945 un « tournant radical de sa politique coloniale », dont les mots d’ordre « Notre Congo ! Notre Uranium ! » condensent la contradiction. 17Le Congo n’est pas indépendant. Le PCB continue de s’opposer aux trusts et la question anticoloniale ne disparaît pas entièrement — elle se réaffirmera dans les années suivantes — mais les richesses congolaises peuvent désormais être pensées depuis les nécessités de la reconstruction belge. Le possessif marque ainsi l’inscription du Congo et de son uranium dans un « nous » national au moment même où demeure le rapport colonial.

Cette contradiction ouvrait une autre question : quelles formes d’intégration avaient accompagné la disparition du monde politique dont Solre-Plage conservait la trace ?

La notion de « salaire public et psychologique » élaborée par W. E. B. Du Bois à propos des travailleurs blancs états-uniens permettait d’élargir cette interrogation aux périphéries populaires du Nord global — et donc à Solre18. Il ne s’agissait pas de rabattre des situations historiques différentes les unes sur les autres, mais d’interroger le bénéfice relatif que pouvait représenter l’appartenance au monde blanc, national et « civilisé » pour des populations elles-mêmes dominées dans les rapports de classe.

Cette question rencontrait l’analyse que Kristin Ross propose de la modernisation de l’après-guerre. Décolonisation, modernisation et transformation des rapports sociaux n’y constituent pas des histoires séparées. Ross décrit la constitution de « larges couches privatisées et dépolitisées » et un processus dans lequel « la subjectivité nationale commence à supplanter la notion de classe ». 19Cette modernisation constitue simultanément un processus de « différenciation sociale, et notamment raciale ».20

Mettre Du Bois et Ross en regard permettait alors de formuler une hypothèse : à la disparition d’un monde structuré par les solidarités et les antagonismes de classe répondent aussi de nouvelles formes d’intégration — le bénéfice relatif d’appartenir au monde blanc et « civilisé », la subjectivité nationale, la promesse d’une participation à l’abondance par la consommation. Non comme disparition de la classe, mais comme recomposition des formes à travers lesquelles elle est vécue et politiquement organisée.

S’armer pour trouver les causes ne signifiait pourtant pas combler après coup les lacunes afin de produire un récit continu.

Carlo Ginzburg fait précisément de cette incomplétude une question de méthode. Revenant sur l’écriture du Fromage et les vers, il refuse de dissimuler les obstacles documentaires derrière une surface narrative homogène : « les hypothèses, les doutes, les incertitudes, faisaient partie du récit ; la recherche de la vérité faisait partie de l’exposition de la vérité atteinte (nécessairement incomplète) ».21

L’incomplétude n’était dès lors plus seulement une limite documentaire. Elle posait un problème de forme.

6. Ernst Bloch : faire apparaître sans combler

Une difficulté demeurait au centre du travail : comment représenter ce qui a été et ce qui a disparu sans que l’acte même de représenter ne vienne remplir le manque ?

Faire réapparaître Solre-Plage sur le plateau risquait précisément d’abolir ce que nous cherchions à saisir : sa disparition.

La matière avec laquelle nous travaillions était spectrale. Elle était faite d’archives, de souvenirs, de récits, de photographies, de noms et d’évocations, mais aussi de vide : de ce qui ne pouvait plus être retrouvé, de ce qui n’avait pas été transmis, de ce qui était devenu tabou, de celles et ceux qui n’étaient plus là.

Comment faire apparaître sans combler ?

Le « Thème de la séparation », conte retranscrit par Ernst Bloch dans Traces, donnait à cette contradiction un cadre dramaturgique. Il commence par ces mots : « Dans la séparation l’instant passé reste en nous différemment, surtout si il n’a pas été vécu jusqu’au bout et pour cela nous hante. »22

Le conte met en scène un jeune peintre face au paysage d’un village englouti. En travaillant à son tableau, il est aspiré dans ce monde disparu. Le village resurgit, ses habitant·es réapparaissent ; deux temporalités deviennent momentanément contemporaines. Mais le peintre ne peut habiter ce monde retrouvé. Il en est renvoyé dans son présent, face au paysage où le village a disparu.23

Ce qui m’intéressait n’était donc pas seulement le motif du village englouti, mais la position que le conte construisait pour l’artiste. Le peintre se tient devant une absence. Il tente de la représenter. Son geste l’engage dans ce qui a disparu, jusqu’à pouvoir momentanément l’habiter, mais il ne supprime pas la séparation : il revient.

Le conte permettait ainsi de trouver un cadre dramaturgique pour agencer un regard depuis aujourd’hui sur un ailleurs disparu. Il ne s’agissait plus de reconstituer Solre-Plage pour en produire l’illusion de présence, mais de construire les conditions de ses apparitions et de ses disparitions.

Le vide devait rester une composante de la représentation.

Faire apparaître ce qui a été sans faire disparaître ce qui manque : la question devenait celle d’une forme capable de maintenir ensemble présence et absence.

  1. Julie Jaroszewski, « Venger Lahaut : l’assassinat du président du PC belge, effet boomerang du colonialisme », Hors-Série, 2025 ; repris sur le site de La Baleine Noire.
    ↩︎
  2. Félicie Mertens, Une femme parmi d’autres. Récit, prose, poèmes, dessins, document non paginé, archives AVG-Carhif (Centre d’Archives et de Recherches pour l’Histoire des Femmes). ↩︎
  3. Félicie Mertens, Une femme parmi d’autres. Récit, prose, poèmes, dessins, document non paginé, archives AVG-Carhif. ↩︎
  4. Ibid., document non paginé. ↩︎
  5. Philippe Ivernel, « Postface », dans Le théâtre d’intervention aujourd’hui, suivi de Hommage à Philippe Ivernel, Études théâtrales, n° 17, Louvain-la-Neuve, Centre d’études théâtrales, 2000, p. 139.
    ↩︎
  6. Ibid., p. 139. ↩︎
  7. Ibid., p. 140. ↩︎
  8. René Hainaux, exercice du « travail sur le mot », développé par Jacques Delcuvellerie sous la forme du protocole « en soi / pour moi / pour ça » ; Jacques Delcuvellerie, témoignage écrit adressé à Julie Jaroszewski, 2026 ; voir également le projet pédagogique de l’ESACT – Conservatoire royal de Liège. ↩︎
  9. Bertell Ollman, La dialectique mise en œuvre. Le processus d’abstraction dans la méthode de Marx, Paris, Éditions Syllepse. ↩︎
  10. CArCoB, fonds Jacques Lemaître–Jacques Fonteyne, documents relatifs au Vinterre, aux frères Grietens et à Solre-Plage. ↩︎
  11. Le Drapeau Rouge, corpus d’articles 1925-1935, et La Voix du Peuple, corpus d’articles à partir de 1936, notamment sur la question coloniale, collections du CArCoB (Centre des Archives communistes en Belgique) ↩︎
  12. Carlo Ginzburg, Le fil et les traces. Vrai faux fictif, trad. Martin Rueff, Lagrasse, Verdier, 2010, chap. XIII, « Microhistoire », p. 390-391. ↩︎
  13. Julie Jaroszewski, « Venger Lahaut : l’assassinat du président du PC belge, effet boomerang du colonialisme », Hors-Série, 2025 ; voir également le corpus du Drapeau Rouge et de La Voix du Peuple utilisé pendant la résidence. ↩︎
  14. Gustau Nerín, La guerra que vino de África, Barcelone, Crítica, coll. « Contrastes », 2005. ↩︎
  15. Julie Jaroszewski, « Venger Lahaut : l’assassinat du président du PC belge, effet boomerang du colonialisme », Hors-Série, 2025 ; repris sur le site de La Baleine Noire. ↩︎
  16. José Gotovitch, « Agir à travers un cordon sanitaire : le Parti Communiste de Belgique et le Congo », CArCoB. ↩︎
  17. José Gotovitch, « Agir à travers un cordon sanitaire : le Parti Communiste de Belgique et le Congo », CArCoB. ↩︎
  18. W. E. B. Du Bois, Black Reconstruction in America, 1860-1880, chap. XVI, « Back Toward Slavery », passage sur le « public and psychological wage ». ↩︎
  19. Kristin Ross, Rouler plus vite, laver plus blanc. Modernisation de la France et décolonisation au tournant des années 60, Paris, Flammarion, introduction. ↩︎
  20. Ibid., introduction. ↩︎
  21. Carlo Ginzburg, Le fil et les traces. Vrai faux fictif, trad. Martin Rueff, Lagrasse, Verdier, 2010, chap. XIII, « Microhistoire », p. 385. ↩︎
  22. Ernst Bloch, « Thème de la séparation », dans Traces, traduction française. ↩︎
  23. Ibid., « Thème de la séparation ». ↩︎
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